Développer la recherche

Chaire IA & extrêmes climatiques

La fréquence des canicules, des inondations ou des sécheresses simultanées explose. Ces événements, jadis rares, deviennent la nouvelle norme.
Comment prédire les scénarios extrêmes les plus complexes, et mieux préparer notre société à y faire face ?

Les conséquences humaines, économiques et écologiques actuelles et à venir sont majeures :
- Menaces sur l’eau, l’énergie, les transports, la sécurité alimentaire
- Incapacité à anticiper les enchaînements de phénomènes extrêmes (ex. tempête + sécheresse).
- Besoin urgent de nouveaux outils pour éclairer les décisions publiques et industrielles. 

Or, les décisions les plus critiques (alerte, adaptation, protection des infrastructures) reposent précisément sur la capacité à anticiper des événements rares, inédits et combinés, pour lesquels les modèles d’IA actuels montrent des limites structurelles.

Le projet de chaire de recherche dirigé par Anne Sabourin, professeure des universités rattachée au Centre Borelli, combine les mathématiques des valeurs extrêmes et l’intelligence artificielle pour anticiper les conséquences de ces phénomènes rares et complexes, là où les modèles actuels montrent leurs limites.

L’objectif est de développer des algorithmes robustes capables de prédire des situations inédites, avec peu de données mais de nombreuses variables, et de quantifier l’incertitude pour éclairer les décisions publiques et industrielles.

 

 

Les applications sont multiples : estimer le comportement des rivières en cas de crues, identifier les zones à risque sur les côtes, détecter des anomalies induites dans des systèmes industriels, anticiper les impacts combinés d’événements extrêmes…

 

 

Coordonnée par Julien Randon-Furling, professeur au Centre Borelli (unité mixte de recherche ENS Paris-Saclay, CNRS, INSERM, Université Paris-Cité, Service de santé des armées), ce projet sera réalisé avec le soutien d'entreprises mécènes.

 

 

 

 

 

Quelles applications concrètes vos travaux ont-ils pour la société ?
En comprenant mieux les extrêmes, nous permettons aux décideurs et aux industriels de prendre des décisions plus sûres et plus efficaces pour protéger les populations et réduire les dégâts. Nos travaux peuvent aider par exemple à prévoir les zones à risque en cas de crue, à anticiper la sécurité des infrastructures, ou encore à préparer la gestion des ressources en eau et en énergie.

L’intelligence artificielle ne prévoit-elle pas déjà ces événements extrêmes ?
Les modèles actuels fonctionnent bien pour des événements fréquents, mais ils montrent leurs limites dès qu’il s’agit de phénomènes rares et combinés, pour lesquels il existe peu de données. Mon objectif est de développer des algorithmes de machine learning robustes, capables d’extrapoler au-delà des situations observées et de quantifier l’incertitude. Cela nous permettra de proposer des prévisions fiables pour des scénarios extrêmes, là où les méthodes classiques échouent.

Pourquoi avez-vous besoin de soutien pour ce projet ?
Former des jeunes chercheurs spécialisés, afin que cette expertise reste à la pointe en France et ait un impact concret sur la société, est très important. Ce projet est ambitieux et de long terme : il combine des mathématiques avancées, l’intelligence artificielle et la compréhension des phénomènes géophysiques.

Pour devenir partenaire de la Chaire, contactez