Un parcours exigeant entre classes préparatoires, école d’ingénieur et l’ENS Paris-Saclay
Après une classe préparatoire biologie, chimie, physique et sciences de la terre (BCPST) au lycée Hoche, Maylis rejoint AgroParisTech, attirée par les sciences du vivant et les enjeux de santé. Une année de césure partagée entre stages et projets académiques l’amène à préciser son projet : comprendre en profondeur les mécanismes biologiques et s’orienter vers la recherche scientifique.
C’est à l’issue de cette année qu’elle décide de candidater sur dossier au double diplôme avec l’ENS Paris-Saclay. Bien qu’elle ait d’abord hésité, « je pensais que ce n’était pas pour moi » – elle a choisi de se lancer, déterminée à ne pas se laisser freiner par le doute. Admise sur dossier, elle intègre d’abord un M1 en biologie-santé, puis le M2 FESup pour préparer l’agrégation. Ce parcours très généraliste en biologie appliquée à la santé, est pour elle un atout majeur : « La cancérologie est un domaine qui exige une vision transversale. Ma formation à l’ENS, notamment le M2 FESup de cette année, me donne une compréhension approfondie de sujets variés, indispensables pour contribuer un jour à la recherche de nouvelles thérapies.
Son ambition : devenir enseignante-chercheuse, concevoir des enseignements, transmettre une compréhension accessible de la recherche et participer aux avancées en biologie-santé. « Comprendre le fonctionnement du corps humain, des cellules ou des mécanismes de maladie a toujours été une source d’inspiration. J’aime la dimension théorique derrière les thérapies : analyser, comprendre, relier les échelles biologiques… C’est un domaine exigeant et profondément créatif. »
Faire sa place en tant que femme en sciences
Même dans des formations équilibrées en termes de genre, Maylis a ressenti le besoin de prouver sa légitimité. « On doit parfois faire plus pour que notre parole compte. J’ai entendu que la biologie serait un “choix facile”, que ce n’était pas vraiment une science… Ces remarques traduisent encore des biais persistants. » Ces expériences renforcent sa volonté d’agir pour une meilleure représentativité des femmes dans les filières scientifiques et d’accompagner les jeunes filles qui hésitent encore à franchir le pas.
La bourse Femmes en sciences : un engagement et une opportunité décisive
La bourse Femmes en sciences soutenue par l'entreprise mécène Pigment offre un soutien essentiel à Maylis pour sa sixième année d’études exigeante. « Cette aide me permet d’avancer sereinement dans un programme dense. Je peux envisager un stage à l’étranger, ce qui n’aurait peut-être pas été possible autrement. »
Au-delà du soutien financier, la bourse renforce la confiance, la légitimité et permet de développer des compétences clés : prise de parole, vulgarisation scientifique, transmission et construction d’un récit scientifique accessible. Comme le souligne Maylis :
C’est encourageant de voir des mécènes s’engager pour cette cause. Leur soutien a un impact direct sur nous, mais aussi sur les jeunes que nous allons accompagner. L’aide financière compte, bien sûr, mais l’accompagnement et la reconnaissance sont tout aussi précieux. Expliquer comment fonctionne la recherche, c’est déjà contribuer au dialogue entre science et société.
Maylis s’engage également dans des actions de sensibilisation auprès des collégiens, lycéens et élèves de primaire, partageant son parcours et offrant une représentation positive des femmes en sciences. Son message : « Ne vous autocensurez pas. Vous êtes tout aussi légitimes que les garçons. Il vaut mieux essayer. On ne sait jamais ce dont on est capable tant qu’on ne tente pas. »
La bourse Femmes en sciences permet à des étudiantes comme Maylis de suivre leurs ambitions, de se former dans des environnements d’excellence et d’inspirer les générations suivantes. Devenez mécène et contribuez à l’égalité des chances dans les carrières scientifiques. Soutenez les futures femmes scientifiques.