180 jeunes accueillis pour célébrer la Journée internationale des femmes et des filles en sciences

À l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles en sciences, l’ENS Paris-Saclay a accueilli 150 élèves de CP-CE1, CM1, 3ᵉ, seconde et 1e STL. Répartis en petits groupes, ils ont participé à des ateliers scientifiques tout en découvrant des parcours inspirants de femmes scientifiques.

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Des femmes scientifiques mises à l’honneur

Les ateliers ont permis de mettre en lumière des chercheuses majeures dont les travaux ont transformé leur discipline :
•    Elinor Ostrom, prix Nobel d’économie, pour ses travaux sur la gouvernance des biens communs ;
•    Esther Duflo, pour ses recherches en économie du développement ;
•    Maria Goeppert-Mayer, Nobel de physique pour le modèle en couches du noyau atomique ;
•    Jocelyn Bell Burnell, découvreuse des pulsars ;
•    Rona Robinson, première femme au Royaume-Uni à obtenir une mention first-class honours en chimie et pionnière de la chimie industrielle et des colorants.

Des parcours d’excellence qui offrent des modèles concrets aux jeunes filles et rappellent à tous et à toutes que la recherche se conjugue aussi au féminin.

Expérimenter et comprendre

Pour découvrir les sciences, les élèves ont participé à des ateliers qui mêlaient expérimentation, observation et réflexion. Chaque activité leur a permis de manipuler, questionner et comprendre des phénomènes scientifiques.
•    Biologie – Explorer le vivant 
Les élèves ont découvert la classification du vivant à travers un organisme fascinant, le blob, capable de se déplacer et de résoudre des problèmes sans cerveau. Ils l’ont observé à la loupe binoculaire, analysé sa structure et formulé des hypothèses sur sa nature. 
•    Physique – Comprendre les interactions invisibles
Les élèves ont exploré les liens entre électricité et vivant, découvrant comment les phénomènes physiques peuvent structurer et influencer le monde biologique.
•    Sciences pour l’ingénieur – Concevoir un éco-village
Parmi les défis proposés, les élèves ont conçu un bateau pour explorer les principes de propulsion et de direction. En utilisant un ballon dégonflé comme moteur et une paille comme gouvernail, ils ont découvert concrètement comment l’énergie peut être transformée pour permettre le déplacement.
•    Chimie – Décoder la chimie du quotidien
La « fresque de la chimie » a permis d’identifier la chimie dans les gestes du quotidien : cuisson au micro-ondes ou à la poêle, brossage des dents... Quant à l’atelier « Caméléon de la chimie », il a illustré quatre phénomènes de changement de couleurs : selon le pH, au contact de l’eau, avec la température ou sous l’effet de la lumière.
•    Anglais – Un escape game autour de Frankenstein
Inspiré du roman de Mary Shelley, l’atelier a plongé les élèves dans une expérience immersive : enfermés par « Frankenstein », ils devaient décrypter un message en utilisant l’alphabet phonétique anglais pour s’échapper.
•    Sciences humaines et sociales – Questionner les représentations 
À travers un jeu d’estimation des pourcentages de femmes dans différentes filières scientifiques, notamment en classes préparatoires aux grandes écoles, les élèves ont confronté leurs perceptions aux réalités statistiques. Les échanges ont permis d’aborder les mécanismes de socialisation, les stéréotypes de genre et la manière dont ces représentations peuvent influencer l’orientation et la confiance des jeunes filles dans les sciences.

Trois ateliers, une même exigence scientifique

Chaque petit groupe a participé à trois ateliers différents, animés par binômes mixtes de normaliennes et normaliens. Ces découvertes interdisciplinaires ont permis aux élèves de se familiariser avec la démarche scientifique et d’observer comment elle s’applique dans différents domaines.
Une professeure de SVT du lycée de la Vallée de Chevreuse souligne :
« Les élèves ont découvert des approches différentes en sciences humaines, en physique et en biologie, tout en comprenant que la démarche scientifique reste la même : observer, formuler des hypothèses, expérimenter, analyser. »

Inspirer dès le plus jeune âge

En accueillant ces jeunes élèves, l’ENS Paris-Saclay affirme sa conviction : l’orientation scientifique ne doit pas être limitée par le genre. Les normaliens et normaliennes bénévoles ont conçu eux-mêmes leurs ateliers, avec l’aide d’enseignants, et ont été enthousiastes lors des échanges avec les élèves. Montrer des modèles féminins, transmettre la démarche scientifique et ouvrir le dialogue sur les inégalités sont autant de façons concrètes de permettre à chaque talent de se projeter dans les sciences.

 


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