De la chimie à la biologie, un choix guidé par l’envie d’agir
Après une classe préparatoire BCPST, Fantine intègre d’abord une formation en chimie à l'ENS Paris-Saclay. Elle représente l'École lors de la compétition nationale des chimistes, un moment marquant : dans une équipe composée de huit garçons et deux filles, elle comprend qu’il faut parler aussi fort que les autres pour exister. Cette assurance nouvellement acquise contribue à la victoire du groupe au prix de la médiation scientifique.
Progressivement, elle réalise que son moteur est ailleurs. Attirée par le concret, l’étude du vivant et l’envie d’avoir un impact direct, notamment dans le domaine de la recherche, elle décide alors de se réorienter en L3 de biologie, un nouveau départ qui lui permet de consolider ses connaissances et de se préparer pour la licence, qu’elle intègre après une année d’adaptation nécessaire pour exceller dans sa nouvelle voie. Cette transition confirme son intuition : la biologie lui offre un cadre aligné avec son engagement, son énergie et son ambition de contribuer à une science utile.
Aujourd’hui en Licence 3 de biologie de la santé, elle a pour ambition de devenir chercheuse en cancélorologie.
Faire face aux défis et affirmer sa place
Tout au long de son parcours, Fantine a dû surmonter des préjugés sexistes et des biais de genre. En classe préparatoire et lors des compétitions scientifiques, les garçons étaient souvent perçus comme “têtes de classe”. Fantine a appris à se faire entendre et à affirmer son expertise, convaincue que chaque action contribue à rétablir l’égalité.
Cette capacité à transformer les obstacles en force, est au cœur de son engagement. Pour elle, chaque initiative — même modeste — peut inspirer d’autres jeunes femmes à oser prendre leur place dans les sciences.
Pourquoi la bourse Femmes en sciences ?
Fantine a postulé pour agir à une plus grande échelle : encourager la prise de parole, inspirer les jeunes, montrer que la légitimité ne dépend pas du genre. La bourse lui apporte aussi une indépendance financière bienvenue dans une famille nombreuse, lui permettant de se consacrer sereinement à son année en biologie et à ses engagements.
Dans le cadre du programme, elle alimente régulièrement le compte Instagram (femmes_en_sciences_ens_ps) des lauréates du programme avec des portraits de femmes scientifiques. C’est ainsi qu’elle a découvert Ada Lovelace, pionnière de la programmation, qui l’a particulièrement inspirée. Cette expérience lui a rappelé, lors d’une visite dans un musée en Allemagne, que seuls des scientifiques masculins y étaient exposés : « C’est un récit incomplet », souligne-t-elle.
À l’ENS Paris-Saclay, Fantine s’implique aussi dans la vie étudiante, contribuant à la création d’un club de handball féminin pour répondre aux besoins des étudiantes. Pour elle, ces actions, même à petite échelle, montrent que chacun peut participer au changement et encourager une culture de l’égalité et de la confiance.
Un message pour les mécènes et les jeunes femmes
À son mécène, le Fonds de dotation QRT, elle adresse ce message : « Votre soutien fait progresser l’égalité des chances et valorise la diversité dans les sciences. Grâce à vous, chaque voix féminine trouve sa place et est entendue. Merci pour votre engagement. »
Et aux jeunes femmes qui hésitent encore à se lancer :
« Battez-vous sans relâche, affirmez votre légitimité et ne laissez passer aucun biais. Chaque action compte et chaque voix a son importance. C’est en étant exigeantes que les choses changent. »
Soutenez le programme Femmes en sciences dès aujourd’hui et contribuez à inspirer la prochaine génération de scientifiques.