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Karina Musina, lauréate de la bourse MVA 2025-2026

Témoignage, Bourses d'études

Des mathématiques à l’IA en santé : le chemin de Karina Musina vers la recherche

Karina est lauréate de la bourse MVA 2025-2026 soutenue par Doctolib. Son parcours international, marqué par la mobilité, l’adaptation et une forte appétence pour les mathématiques, l’a conduite vers la recherche en intelligence artificielle appliquée à la santé.

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Un parcours académique international

Née en Russie, Karina y vit jusqu’à l’âge de 16 ans avant de déménager en Nouvelle-Calédonie, où elle arrive sans parler français. Elle obtient son baccalauréat avec détermination, motivée par le projet d’intégrer une classe préparatoire en mathématiques en métropole. Faute de choix de spécialités scientifiques en Nouvelle-Calédonie, elle se dirige vers une PTSI, un parcours choisi par défaut mais suivi avec sérieux. Souhaitant poursuivre en mathématiques, Karina postule à des classes préparatoires en France et est acceptée en MPSI au lycée Sainte-Geneviève à Versailles. Elle quitte alors la Nouvelle-Calédonie pour l’internat, une étape marquante vécue loin de sa famille. En deuxième année, elle se spécialise en mathématiques et physique avant d’intégrer l’École CentraleSupélec.

De l’ingénierie à la recherche en intelligence artificielle

Au cours de son cursus, Karina choisit d’effectuer une année de césure dans le cadre du programme Digital Tech Year. Cette formation, axée sur des projets en entreprise et accompagnée d’un coaching technique et business, l’amène à réaliser un stage d’un an à San Francisco en data science. Elle y travaille sur l’analyse de données utilisateurs pour l’aide à la décision.  Cette expérience confirme son intérêt pour le machine learning et l’intelligence artificielle, mais aussi son envie d’aller plus loin dans la compréhension des méthodes et des fondements mathématiques. « Je voulais dépasser l’application et comprendre ce qu’il y a derrière les modèles », explique-t-elle. À l’issue de cette année, elle s’oriente naturellement vers la recherche.

L’IA au service de la santé

Inspirée par le parcours de sa grand-mère paternelle, médecin aujourd’hui disparue, Karina souhaite donner du sens à ses travaux scientifiques. Elle décide d’orienter son projet vers l’intelligence artificielle appliquée à la biologie et à la santé. Admise au master MVA (Mathématiques, Vision, Apprentissage), elle suit aujourd’hui un parcours santé, dispensé par des chercheurs et enseignants spécialisés en IA pour les applications médicales.
Elle s’intéresse plus particulièrement aux problématiques de vision par ordinateur, avec l’objectif de réaliser un stage de recherche en lien avec la biologie et la santé. 

Une bourse décisive pour poursuivre son projet

Karina a postulé à la bourse dans un contexte personnel et financier contraint. Étudiante étrangère, elle fait face à des restrictions légales qui limitent l’accès aux emplois étudiants. Cette bourse, première aide financière dont elle bénéficie, a un impact déterminant : elle lui permet d’envisager un stage de recherche en laboratoire, souvent faiblement rémunéré, sans être contrainte de contracter un prêt ou de s’orienter vers un stage en entreprise uniquement pour des raisons financières.

Seule en France, venue de Nouvelle-Calédonie, cette bourse m’a permis de poursuivre mes études malgré des difficultés personnelles et financières. Elle me donne la liberté de choisir un stage de recherche en accord avec mes ambitions scientifiques.

Le soutien de Doctolib lui permet de poursuivre sereinement son projet en intelligence artificielle appliquée à la santé. Comme le souligne Léa Riga, Senior Tech Campus Hiring Manager chez Doctolib :

Nous sommes fiers de soutenir le master MVA de l'ENS Paris-Saclay, une formation d'excellence qui forme les talents de l'IA de demain. Nous sommes aussi particulièrement heureux d'accompagner Karina et de promouvoir ainsi la diversité et les carrières féminines dans les métiers de la tech et de l'IA. 

Karina souhaite encourager chacun à se lancer et à ne pas se laisser freiner par l’autocensure. Son message est simple : « ne vous excluez pas vous-mêmes des dispositifs de soutien. Ce n’est pas aux candidats de juger s’ils sont « assez légitimes », mais aux commissions de sélection. »

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